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Le Caire et ses majestueuses pyramides

 

Notre première journée en Egypte fut éprouvante. Nous avons atterri à environ 2h30 du matin. Le temps de sortir de l’aéroport, il était passé 3h. Et oui, on ne rigole pas avec les Visa en Egypte.

Au terme d’une file interminable, nous présentons nos papiers, remplis dans l’avion avec la Turkish Airlines. L’employé s’immobilise « C’est un exemplaire en arabe. Comment avez-vous pu le lire ? » nous interroge-t-il en anglais. Nous lui expliquons tant bien que mal que nous n’avons pas pu le lire, que nous avons demandé un exemplaire anglais à l’hôtesse mais qu’elle n’en avait pas et que c’est notre aimable voisin qui nous a tout traduit. Il nous renvoie tout de même chercher un exemplaire en anglais et le remplir à nouveau…passablement agacés (rappelez-vous l’heure…et nous ne nous faisons pas d’illusions quant à l’heure du réveil le lendemain) nous filons en quatrième vitesse re-remplir le document et ne refaisons pas la file, nous nous présentons directement à l’employé. L’avantage c’est que nous n’aurons pas attendu nos valises…

Nous rencontrons notre premier guide, venu nous accueillir à l’aéroport. Il nous explique que nous en avons pour une trentaine de minutes de route et que, vu l’heure, nous allons éviter les bouchons. Nous connaissons notre premier choc culturel sur la route. Nous découvrons une facette du Caire bien entretenue avec le quartier d’Héliopolis. Nous sommes loin du zouk ambulant que certains occidentaux ont en tête lorsqu’ils pensent au Caire. Au Caire, à trois heures du matin, la ville grouille de monde. Les égyptiens sont attablés, se baladent, sont sur la route…notre guide nous explique qu’avec la chaleur, les égyptiens profitent de la fraicheur de ce Vendredi matin pour s’amuser et sortir hors des fournaises qui leur servent de maison.

 

Nous arrivons aux alentours de quatre heures à l’hôtel. Nous séjournons au Four Seasons et découvrons une chambre immense et un luxe qui, il faut bien l’avouer, à cette heure avancée de la nuit, est appréciable. Des mignardises nous attendent mais malheureusement nous rongeons notre frein une bonne demi-heure supplémentaire. Le bagagiste a pris nos valises à l’accueil il y a de cela plus d’une demi-heure et personne…je ne peux pas me débarbouiller, nous ne pouvons pas nous mettre en pyjama. Nous sommes forcés d’attendre.

Monsieur WoW appelle la réception une fois. Deux fois. Nous avons enfin nos valises et nous nous couchons aux alentours de quatre heures et demi du matin pour une nuit que nous savons courte.

A sept heures, nous sommes debout. Encore épuisés mais terriblement enjoués par la perspective de découvrir une des sept merveilles du monde antique, nous nous précipitons pour petit-déjeuner. On me propose des pancakes mais nous n’avons pas beaucoup de temps devant nous…le serveur m’assure qu’ils vont faire vite. Je pars finalement sans avoir pu manger…et clairement dépitée. D’autant que les autres touristes français faisant l’excursion avec nous auront quinze minutes de retard.

Nous partons en bus découvrir les pyramides de Gizeh. Le quartier n’a rien de commun avec Héliopolis. Plutôt sale et insalubre, il est illuminé par les pyramides que l’on devine bien vite au travers des vitres de notre bus.

Pour visiter l’intérieur des pyramides, il faudra s’acquitter d’une somme supplémentaire. Nous y renonçons, non pas par soucis d’économies mais parce qu’il fait très chaud et qu’on nous annonce une visite sportive et peu recommandée aux claustrophobes. Monsieur WoW ne se sent absolument pas. Nous avons bénéficié d’un cours sur la construction desdites pyramides et sur les pharaons auxquelles elles sont associées. A Gizeh, point d’ombre. Il est neuf heures du matin et le soleil tape.

Autour, la foule se presse. Comme nous sommes accompagnés d’un guide, les « mouches volantes », surnom donné aux vendeurs ambulants harponnant les touristes, ne nous importunent pas. Nous aurons un bref premier aperçu de combien ils peuvent être pénibles, lorsque notre guide escortera des touristes souhaitant visiter l’intérieur des pyramides. Là, on essaiera, en insistant lourdement, de nous vendre des cartes postales dont nous ne voulons absolument pas, même pour un centime. Sur la pyramide de Khéops, certains sont perchés sur les pierres les plus accessibles. Nous envisageons d’y prendre des photos mais nous n’en aurons pas l’occasion.

 

Nous repartons en bus, sous une chaleur assommante, vers les plus petites pyramides, Képhren et Mykérynos. Là, alors que nous faisons le tour, notre guide, ayant remarqué notre appareil photo, nous met en relation avec un propriétaire de chameaux. Habitué aux touristes, il prend en main notre appareil photo avec dextérité et nous immortalise devant Képhren avant de nous emmener en balade à dos de chameau. Là, soyez clair dès le début avec la personne qui vous emmène, car plus ils pourront vous faire cracher des billets, plus ils le feront.

Nous repartons enchantés par cette ballade et récupérons notre bus. Assoiffés, nous avons la chance d’avoir un frigidaire dans le bus : nous reprenons nos bouteilles et étanchons notre soif.

 

Nous échouerons dans un petit restaurant situé sur un bateau, au bord du Nil. Nous y découvrirons quelques spécialités égyptiennes avant de repartir pour la place Tahrir, la place sur laquelle eut lieu la révolution égyptienne. Là, nous visitons le musée égyptien où les photos ne seront pas autorisées, sauf avec le téléphone. Nous sommes déçus mais nous faisons avec. C’est à ce moment-là que la fatigue que nous avions pu repoussée durant la matinée, se fait ressentir. Nous sommes courbaturés et exténués. Suivre notre guide, debout, durant des heures va s’avérer compliqué. Nous découvrons le trésor de Toutankhamon, qui ne peut pas être pris en photo, y compris par un smartphone. A la fin de la visite, nous informons notre guide que nous sommes incapables d’enchaîner avec la troisième visite que nous avions prévue, à savoir le souk de Khan El-Khalili réputé pourtant merveilleux.

 

Nous rejoindrons notre bel hôtel sur les coups de dix-sept heures. Une douche bien méritée s’impose ainsi qu’un saut à la piscine du Four Seasons, située sur le toit. Nous réalisons bien vite que, en début de soirée, l’air est très frais. Pas assez pour nous empêcher de manger dehors et, devant la piscine, nous goûtons à plusieurs spécialités qui nous laissent encore aujourd’hui un délicieux souvenir.

L’heure n’est cependant pas à la fête. Nous devons nous coucher tôt car dès le lendemain, nous avons notre vol interne pour Louxor. Notre avion décollant à sept heures trente, nous devons nous réveiller à quatre heures du matin. Nous nous réconfortons vite : le lendemain, nous n’avons pas d’excursion de prévue, le navire sur lequel nous embarquons restera à quai, nous aurons donc tout le loisir de découvrir notre nouvel hébergement et de nous reposer.

D’autres photos de cette journée au Caire…


On se retrouve dans un prochain article pour découvrir la mythique Vallée des Rois et des Reines…

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